AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  
Autopassion.net le site dédié à l'automobile créé par ses utilisateurs
Partagez | 
 

 Théosophie

Aller en bas 
AuteurMessage
Arkhenemy
Eminence noire
avatar

Nombre de messages : 601
Age : 43
Localisation : Ile de France
Date d'inscription : 20/09/2005

MessageSujet: Théosophie   Ven 20 Oct - 22:20

Le terme de théosophie correspond à un système de croyances moderne et a été spécialement utilisé par Helena Petrovna Blavatsky pour définir thématiquement sa propre doctrine. Avec Henry Steel Olcott et William Quan Judge, elle a fondé la Société théosophique en 1875. Cette organisation spiritualiste s'apparente à d'autres mouvements initiatiques du même ordre, avec lesquels elle a entretenu de nombreux liens jusqu'à aujourd'hui (Franc-Maçonnerie, Rose-Croix, Martinisme).

Il s'agit d'une renaissance moderne du principe théosophique ancien. Il est fondé sur un syncrétisme à base des traditions de l'hindouisme et du bouddhisme, que les théosophes affirment reposer sur un « Corps de Vérité » commun à toutes les religions : la Tradition Primordiale. La théosophie, affirment-ils, représente un aspect moderne du Sanatana Dharma, « la Vérité Eternelle », comme religion en soi. Les cinq symboles visibles dans le sceau de la Société théosophique sont l'Étoile de David, l'Ankh, la Svastika, l'Ouroboros et, au-dessus du sceau, le signe Aum. Autour du sceau sont écrits les mots : « Il n'y a pas de religion supérieure à la Vérité ».

Bien que la construction métaphysique de la théosophie moderne soit constituée d'un assemblage relativement disparate d'éléments d'origines diverses (la démarche est, en effet, syncrétique), on peut identifier quelques grands axes de développement qui constituent des lignes de repères récurrentes dans la doctrine.

La Conscience est Une et Universelle
Selon ce postulat, la Nature n'opère pas par la chance et le hasard. Chaque événement, passé ou présent, est la cause de lois qui sont une partie du « Principe Universel ». Les théosophes soutiennent que toute chose, vivante ou pas, est « imprégnée » par la Conscience. Ce Principe a été appelé de façon variée dans les œuvres de la Théosophie : Dieu (non personnel), la Loi, le Grand Architecte, l'Évolution, et le Logos.

La Réincarnation est universelle
A l'image de l'hindouisme dont la plupart des pensées théosophiques s'inspirent, la théosophie exprime l'idée que les êtres se réincarnent à travers de nombreuses vies, sous différentes formes. Dans ce sens, tous les êtres auraient atteint l'état « humain » au travers d'une myriade de réincarnations, passant par les règnes minéral, végétal puis animal, depuis la naissance de la vie sur la Terre. Cependant, la théosophie diffère dans sa conception de la réincarnation : elle réfute la croyance qu'une régression soit possible ; ce qui signifie que, dans son corpus, les humains ne peuvent se réincarner à nouveau en animaux ou en plantes. Par ailleurs, les hommes sont considérés uniquement comme une étape de l'évolution de la vie sur la Terre et pas comme l'achèvement de l'évolution, qui continue au travers de règnes supérieurs, sous la forme d'autres entités tels que les « Dhyani Chohans » (correspondant à des entités spirituelles libérées des contingences matérielles).

L'individualité immortelle de l'Homme
Les théosophes croient que tous les êtres humains comportent un principe immortel (la Monade, le Soi, leur individualité) mais que dans leurs personnalités successives (c'est-à-dire leurs incarnations), ils sont inconscients, la plupart du temps, du lien existant avec leur nature divine et meurent à moins de réaliser absolument une union de leurs deux principes (c'est-à-dire de leur individualité transpersonnelle et de leur personnalité d'incarnation).

Karma
Similaire à la pensée hindoue sur l'idée du Karma, la conception spécifique des théosophes consiste à proner, pour les actions humaines, que les actes mauvais doivent être remplacés par des actes de bonté et que ces actes de bonté doivent être reliés au plan du Principe divin. Plus généralement, la Théosophie part du principe que le Bien et le Mal sont le résultat de la différenciation de l'Esprit (divin) et de la Matière dans un cycle d'évolution. Il existerait dans un premier temps une involution naturelle de l'Esprit dans la Matière qui serait suivie par une évolution de la Matière retournant à l'Esprit.

Évolution
Le but de l'Univers, manifestation du « Principe universel », serait que l'Esprit (divin) se manifeste à lui-même par sept niveaux de différenciation de Matière de plus en plus opaques afin de réaliser l'apprentissage de la « soi-conscience », c'est-à-dire de se différencier suffisamment afin de se comprendre lui-même, au travers d'un retour à lui-même dans le cycle d'évolution. L'Homme, comme étape du cheminement de la Conscience universelle dans la Matière, participerait à cette intention de l'Esprit (divin), au travers de ses actions, de ses incarnations successives et de sa confrontation à la contingence matérielle. La religion, la philosophie, la science, les arts, le commerce, l'humanisme ou la philanthropie, entre autres domaines, seraient soumis aux lois de l'évolution initiées par l'Esprit, en connaissant leurs propres évolutions, mais seraient autant de domaines et d'opportunités pour les hommes de se rapprocher plus près de la conscience de leur lien intrinsèque avec le Divin et de participer pleinement à l'intention de l'Esprit (divin).

La Fraternité universelle
Si toute chose de l'Univers est reliée à la source divine unique (le Principe universel), chacune possède une forme et une nature qui est l'expression de son niveau de conscience actuel. Néanmoins, malgré la diversité des formes, l'idée est soutenue que, même si seuls les êtres humaines possèdent une âme individualisée, toutes les choses vivantes sont unies dans un principe de Fraternité par le lien commun au Principe universel.

Les Maîtres de Sagesse
Selon les écrits théosophiques, il existerait des êtres humains évolués, parvenus à connaître le « Principe Universel » et à s'affranchir de la condition de l'homme ordinaire. Ces individus, appelés Maîtres de Sagesse et supposés résider pour la plupart en Inde, sont considérés comme détenteurs d'une connaissance profonde et secrète de la Tradition primordiale, supposée être la base commune de toutes les religions. Les théosophes affirment que ces êtres sont l'extrémité d'une chaîne continue de tous les individus entre eux, qui permettraient à la connaissance ésotérique d'être dispensée aux disciples prêts à la recevoir (c'est-à-dire à tout individu s'engageant dans une démarche spiritualiste). C'est de ces Maîtres qu'émanerait notamment l'ouvrage de référence de la doctrine de la théosophie moderne : La Doctrine Secrète d'Helena Blavatsky.

La Théosophie, comme beaucoup d'autres groupes ésotériques et de sociétés occultes, affirme que l'Univers est organisé par le chiffre 7. De fait, de même que l'Esprit (divin) se différencie sous forme de sept états de matière dans le cycle d'involution, de même l'homme en tant que « Monade » ou en tant qu'individualité, possèderait sept corps :

Le premier corps appelé sthula-sarira (du sanskrit, sthula brut, grossier, non raffiné, lourd, épais, conditionné, et sarira, de la racine sri, modeler, former). L'idée sous-jacente est celle d'un corps grossier, impermanent du fait de son état composé. Il s'agirait du corps humain à proprement parler, ou corps physique, souvent considéré par les Théosophes comme le principe le plus bas de la Matière. La forme physique serait le résultat de l'action harmonieuse sur le plan physique des forces exercées par le corps astral, ou linga-sarira, modèle ou plan du corps physique.

Le second corps est appelé linga-sarira (du sanskrit, de linga, la marque caractéristique, le modèle, le plan, et sarira de la racine sri, modeler, former). Il s'agit d'un plan ou modèle qui est également impermanent ; ce corps modèle ou corps astral serait plus éthéré que le corps physique. C'est ce modèle astral qui serait la référence selon laquelle le corps physique serait construit, et à partir duquel le corps physique se développe à mesure que la croissance s'accomplit.

Le troisième corps est le prana (du sanskrit, de pra, avant, et de la racine verbale an, respirer, vivre). Selon la Théosophie, il s'agit du souffle de vie. La vie de prana s'exprimerait au-dehors, au-dedans et tout autour du corps humain et effectuerait des pulsations permanentes pendant le développement de l'existence physique. Prana est « la force irradiante de l'énergie d'Atma » -- c'est-à-dire la Vie Universelle et le Soi Unique -- mais dans sa dimension (et ses effets) davantage physiques car entrant en manifestation. Le Prana de Vie interpénétrerait l'ensemble de l'Univers et ne serait appelé « principe » ou « corps » de la Monade humaine que parce que ce serait un facteur indispensable et le deus ex machina de l'homme vivant.

Le quatrième corps est kama (du sanskrit, de la racine verbale kam, le désir). Le principe du désir constitue une force fondamentale de la motivation humaine. Né de l'interaction de atman, buddhi et manas (voir ci-dessous), kama est une force qui peut être source de Bien ou de Mal dans la terminologie théosophique selon la manière dont l'intellect en fait usage. Il s'agit du siège des impulsions de vie, des désirs, des aspirations, considérées dans la doctrine de la Théosophie sous l'aspect énergétique.

Le cinquième corps est manas (du sanskrit, de la racine verbale man, penser). Il s'agit du siège de l'intellect et de la conscience égoïque ; dans l'Humanité, manas est la personne humaine, l'égo se réincarnant, immortel en essence, endurant dans ses plus hauts aspects au travers les différentes réincarnations. Une fois incarné, manas devient cependant double, gravitant autour de buddhi dans ses aspects les plus élevés et autour de kama dans ses aspects les plus bas. La première dimension de manas est donc l'esprit intuitif, et la seconde est l'animal, la conscience rationnelle, la mentalité basse et les passions de la personnalité.

Le sixième corps est appelé buddhi (du sanskrit, de la racine verbale budh, qui signifie se réveiller, être éclairé, savoir). Ce véhicule est supposé être celui de la pureté, de l'esprit universel, conçu comme une sorte d'inséparable fragment lié à atman, dont il serait l'ultime véhicule. Dans l'homme, buddhi est l'âme spirituelle, la faculté de discernement, le canal par lequel afflue l'inspiration divine d'atman vers l'égo, et par ailleurs la conscience spirituelle, ou faculté qui permettrait à l'homme de discerner entre le Bien et le Mal. Les qualités du principe dit buddhique, une fois éveillées, serait le jugement détaché, la compréhension instantanée, l'intuition de la vérité, l'amour sans limite et la capacité du pardon universel.

Le septième corps ou principe est appelé atman (en sanskrit : le Soi). Il s'agirait de la pure conscience, le Soi cosmique qui serait le même en chaque entité de l'Univers. Il serait le sentiment et la connaissance du "Je suis", pure cognition, idée abstraite du Soi. Dans l'incarnation de l'homme, atman serait le lien ultime de la divinité de l'homme avec la Conscience universelle du Principe universel.

_________________
La « liberté d'expression » m'intéresse assez peu s'il s'agit de la liberté des vaches de regarder passer les trains en ruminant, juste avant l'abattage..
Maurice G. Dantec
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://darkincorporated.forumactif.fr
 
Théosophie
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Darkness Incorporated :: CULTURE GENERALE :: Occulte-
Sauter vers: